La tarte à la crème de l'extrême droite

2024-06-08T22:00:00Z

Sans surprise les partis qui prétendaient lutter contre l’estrêmedroate sans avoir jamais pu définir ce qu’elle était ont pris une raclée et les partis qui étaient soi-disant d’extrême droite et qui ont toujours réfuté ce qualificatif sans signification ont connu une victoire éclatante.

Il est important de noter que le terme “extrême droite”, bêlé jusqu’à plus soif, peut être utilisé de manière stigmatisante et péjorative, en assimilant toutes ses tendances au fascisme et au nazisme. En France, les partis politiques classés par leurs adversaires à l’extrême droite rejettent ce terme, préférant des appellations comme “droite nationale” ou « mouvement national ».

Le coup de la peste brune et du retour des heures les plus sombres de notre histoire a fait un flop monumental. Les Français ne sont pas bêtes à ce point.

Le mouton a toujours eu peur du loup mais c’est le berger qui l’a mangé. [proverbe géorgien]

Voilà ce qui s’appelle une clarification terminologique.

La cinglante leçon espérons-le sera étudiée dans nos grandes écoles de politiciens.

La parabole de la tarte à la crème

Le Guide-mascarade de l’étranger en politique de Jacques Barbier (1874) est un parabole où la tarte à la crème est un symbole de discorde du monde politique[39] :

« II y avait une fois une brave femme affligée de quatre enfants… Leur nourriture surtout était le sujet perpétuel de discussions et de scènes violentes. Le premier n’aimait que la tarte à la crème, le second que la tarte aux cerises, le troisième que la tarte aux fraises… Malgré cette diversité, il eut été possible encore de s’entendre… Mais point ! L’amateur de la tarte à la crème, non seulement la réclamait pour lui, mais encore entendait la faire avaler de force aux autres… »

Emmanuel Macron nous explique que le Rassemblement National n’est pas un parti républicain, lui qui l’a laissé entrer puis œuvrer au parlement, temple de la République, depuis plusieurs années…

Si vous comprenez quelque chose, faites-moi signe…

Il y avait jusqu’à maintenant chez Emmanuel Macron une espèce de logique interne à son propre raisonnement, je crains bien que là nous n’ayons en face de nous plus qu’un animal traqué et en fuite qui n’hésite plus à dire n’importe quoi en dépit du bon sens.