La véritable histoire de Noël, une fête désormais universelle aux racines païennes

Chaque année la guéguerre reprend: Noël est-il une fête chrétienne ou païenne, ou encore autre chose?

Le Père Noël a t-il été créé par Coca-Cola, par le pape ou par encore quelqu’un d’autre. :smiley:

On pourrait se contenter d’en rire et se dire que cela n’a en fait pas beaucoup d’importance. On sait très bien ce qu’est Noël. Chaque année c’est principalement la fête des enfants, il y a un sapin, des cadeaux, des chocolats, c’est une période de transition avec la nouvelle année et tout le monde est content.

Mais bon autant en profiter un peu pour se cultiver n’est-ce pas? :wink:

Alors voilà la véritable histoire de Noël

Bien avant d’être une fête chrétienne Noël était un rite païen qui célébrait tout simplement le solstice d’hiver.

Qu'est-ce que le solstice d'hiver?

Le solstice d’hiver se produit au moment où la Terre est inclinée de sorte que l’hémisphère Nord est éloigné du Soleil, notre solstice d’hiver correspond par ailleurs au solstice d’été au sud ce qui explique qu’un Nord quand c’est l’hiver, au sud, et bien, c’est l’été.
Solstice — Wikipédia

L’origine de cette fête clairement se situe dans les pays scandinaves. C’est la fête de Yule en Scandinavie.

Pour ce qui est de l’arbre de Noël, généralement un sapin, ce serait une référence à Ygdrassil, l’arbre-monde dans la mythologie nordique, un arbre sacré qui prend appui sur l’axe de la terre et monte vers le ciel.

Il a fallu attendre plusieurs siècles pour que l’on retrouve ces traditions nordiques en Europe du Sud en particulier les premiers arbres de Noël décorés font leur apparition en Alsace vers 1520.

Pour ce qui est du Père Noël incontestablement il a une origine païenne; il vient de la mythologie nordique et de certaines de ses divinités; il pourrait être l’incarnation du dieu Thor représenté comme un vieil homme habillé en rouge et portant une barbe blanche qui se déplaçait sur un char tiré par des boucs.

Pour ce qui est des cadeaux de Noël que l’on donne aux enfants ces cadeaux viennent du ciel mais pas du ciel au sens chrétien; selon les croyances nordiques il s’agit en fait de la mémoire des anciens offertes aux enfants, une sorte de passation de savoir entre générations.

Même chose pour la fameuse bûche de Noël une tradition tout à fait scandinave où l’on allumait dans le foyer une grosse bouche qui brûlait plusieurs jours idéalement jusqu’au Nouvel An.

Alors comment cette belle tradition païenne scandinave est-elle devenue pour certains d’entre nous une tradition chrétienne?

C’est assez simple il s’agit tout simplement de ce qu’on appelle le syncrétisme (la récupération), une manière de concilier les traditions chrétiennes avec les traditions païennes. Nommons clairement, les choses et parlons plutôt de phagocytage en l’occurrence.

Par exemple le pape Libere fixa arbitrairement la date de naissance de Jésus ou 25 décembre afin de s’attirer les faveurs des populations païennes…

Mais les Églises d’Orient très éloignées des croyances européennes firent scission et protestèrent, ce qui explique que Noël n’est pas du tout fêté le même jour dans différentes parties du monde en particulier en Arménie où il est fêté le 6 janvier.

Noël est toujours célébré par une bonne partie du monde. C’est une fête qui prend ses racines il y a plusieurs millénaires dans les cultures européennes de l’ère pré-chrétienne. Une époque où les croyances et les rites sont étroitement en lien avec ceux de la nature. Depuis la tradition de Noël s’est répandue dans le monde mais elle garde sa diversité.

On ne peut d’ailleurs pas parler d’une seule tradition qui aurait survécu puisque ses sources sont multiples et s’étalent sur plusieurs millénaires.

2021-12-20T23:00:00Z

La localisation de la naissance du « petit Jésus » le 25 décembre (comme le coucou dépose son œuf dans le nid d’un autre oiseau) fut suivie de toute une série de mesures de remise au pas. Dans sa « Cité de Dieu » saint Augustin, l’évêque d’Hippone, devait se féliciter qu’on ait substitué, lors du solstice d’hiver, « la célébration de l’invisible créateur du soleil à celle de la renaissance du soleil visible ». Et, dès avant le Moyen Âge, les interdits s’abattirent sur les coutumes antiques. En 391, l’empereur chrétien Théodose prohiba l’exercice public des cultes païens dans les villes de Rome et d’Alexandrie. En 392, l’interdiction fut étendue à tout l’Empire et les temples païens furent détruits ou fermés. Le christianisme était devenu religion d’État (5). Parallèlement aux interdits, une grande stratégie de récupération culturelle fut mise en oeuvre par une incorporation au cycle de Noël des « saints successeurs des dieux », selon la judicieuse expression de l’ethnologue Pierre Saintyves (6) : Jean, Lucie, Christophe ou encore Sylvestre. Cette stratégie culturelle de christianisation de la mythologie païenne est bien décrite par le médiéviste Philippe Walter (7) qui reproduit à ce sujet une lettre d’un pragmatisme tout à fait révélateur du pape Grégoire le Grand. Le catholicisme est ainsi de loin la religion monothéiste qui s’est le plus nourrie d’éléments païens.