Le rasoir de Hanlon

« Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer. »

Cette règle s’appelle le rasoir de Hanlon. Nom un peu curieux qui vient du nom de famille d’un programmeur américain Robert J Hanlon. Et qui a été formulée en 1980. Cette règle tire son nom du rasoir d’Ockham qui pose la règle du principe de simplicité en recommandant de ne pas multiplier les conjectures, toujours partir sur l’hypothèse la plus simple. Selon le principe que ce qui est le plus plausible est le plus simple. Cette règle dont le principe est contestable par ailleurs, est que la bêtise est plus commune que la malveillance.

Une variation énoncée par Michel Rocard « Toujours préférer l’hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot exige un esprit rare"

Signalons tout de même qu’en matière de citation on n’est jamais certain d’avoir une seule source et fiable. C’est le cas ici et on peut trouver dans l’histoire et la littérature plusieurs affirmations assez similaire à celle-ci dont celle attribuée à Napoléon Bonaparte, au philosophe anglais David Hume, également à Goethe et à d’autres personnages célèbres.

Pourquoi parle-t-on de rasoir? Le terme de rasoir désigne en philosophie une règle qui permet d’éliminer autrement dit de raser des hypothèses. Elle est basée sur un principe métaphysique de simplicité sur lequel rien dans la nature n’est superflu, c’est-à-dire que les faits s’expliquent le mieux possible par les hypothèses les plus simples.

Mais pour en revenir à la bêtise qui serait plus commune que la malveillance, certains auteurs disputent ce fait. D’ailleurs faudrait-il encore définir ce qu’est la bêtise.

Cette réflexion conduit à étendre l’énoncé de la proposition que nous avons vu plus haut. La bêtise par exemple peut-être remplacée par l’incompétence professionnelle. Ce qui donne lieu au fameux principe de Peter.

Un corollaire de l’énoncé du rasoir de Hanlon qu’on l’appelle également la loi de Grey, peut s’énoncer ainsi « un degré suffisant la bêtise (ou d’incompétence) est indistinguable de la malveillance »