Trois allocutions à l'ONU, trois Présidents, trois styles

Celle de Trump, ça sera rapide, je vous fais un résumé en image pour ne pas perdre de temps, ça n’a guère d’intérêt :

Liste partielle des fake news de Trump

La tribune de l’ONU a été le théâtre d’un « discours de folie » et d’un « festival de fanfaronnades mensongères » prononcé par Donald Trump, qui a duré près d’une heure, dépassant largement la limite habituelle de 15 minutes.

Voici les fausses déclarations ou les affirmations trompeuses énoncées par Donald Trump lors de son discours à l’ONU, selon les sources :

1. Sur le changement climatique et l’énergie

  • Il a répété ses « délires habituels » sur le changement climatique qui « n’existe pas ».
  • Il a qualifié la catastrophe climatique d’« Arnaque » et d’« escroquerie ».
  • Il a affirmé que « La catastrophe climatique n’est pas arrivée ».
  • Il a critiqué les éoliennes, les considérant comme une « énergie stupide ».
  • Il a fait un plaidoyer pour les énergies fossiles et pour le « charbon propre », qu’il propose de vendre au monde entier. Il souhaite également multiplier les forages pétroliers, répétant sa formule « Drill, baby, drill ».

2. Sur l’ONU et son propre bilan

  • Il a fait des critiques acerbes à l’encontre des Nations unies, déclarant que « rien ne fonctionne ».
  • Il a illustré l’inefficacité de l’ONU en disant que « Les escalators et les prompteurs sont en panne ».
  • Il a jugé l’ONU comme une « organisation inefficace, ‹ contrairement à moi › ».
  • Il a affirmé avoir « sauvé des millions de vies », tandis que l’ONU « était aux abonnés absents ».

3. Sur l’immigration et les politiques étrangères

  • Il a dénoncé l’« invasion migratoire encouragée par l’ONU à coups de millions de dollars ».
  • Il a accusé les Nations unies d’aider et d’encourager les « migrants illégaux » à pénétrer aux États-Unis.
  • Il a prédit que les « pays européens iront en enfer à cause de leur politique migratoire ».
  • Il a affirmé savoir « comment éviter les migrants ».
  • Il a affirmé que la guerre d’Ukraine « n’aurait jamais commencé s’il avait été président ».
  • Il a évoqué le Maire de Londres, affirmant qu’il « veut imposer la charia ».

4. Sur la pacification et la sécurité intérieure

  • Il a affirmé qu’il avait pacifié Washington, qui, selon lui, était un « coupe-gorge, une ville à feu et à sang » avant qu’il n’envoie la Garde nationale.
  • Il a déclaré qu’il était désormais possible d’aller au restaurant à Washington « de manière sûre, sans risquer le moindre dégât ».

5. Sur la question israélo-palestinienne

  • Concernant la reconnaissance d’un État de Palestine, il a « claironné » que cela constitue « une récompense pour les atrocités commises par le Hamas ».

De manière générale, son discours a été caractérisé par des affirmations sur des « pays qu’il aurait pacifié » et une tendance à ne parler que de lui et de son bilan.

Celle d’Emmanuel Macron:

Synthèse Stratégique : La Position de la France sur la Paix Israélo-Palestinienne

1.0 Le Constat d’Urgence : Le Contexte d’une Initiative Historique

Face à l’accélération des événements au Proche-Orient, la France a formulé une analyse selon laquelle l’attentisme n’est plus une option et qu’une action diplomatique décisive est un impératif historique. Cette initiative se fonde sur le constat d’un échec collectif de la communauté internationale à bâtir une paix juste et durable, une responsabilité partagée qui a culminé avec la crise actuelle. L’analyse française soutient que l’inaction rendrait la solution à deux États définitivement impossible, menaçant de déstabiliser l’ensemble de la région pour les décennies à venir.

Deux événements majeurs ont catalysé cette prise de position souveraine :

  • L’attaque du 7 octobre 2023 : Qualifiée de « pire attaque terroriste de son histoire » pour Israël, cette offensive menée avec une « barbarie du Hamas » a profondément traumatisé la nation. Le bilan est de 1 224 morts, 4 834 blessés et 251 personnes enlevées. La France, qui a perdu 51 de ses compatriotes assassinés ce jour-là, condamne cet acte terroriste sans aucune nuance, exprime sa pleine solidarité avec le peuple israélien et exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages.
  • La guerre à Gaza : Si la réponse militaire d’Israël était initialement légitime, l’analyse française conclut que sa poursuite n’est plus justifiée. Cette conclusion repose sur une évaluation stratégique : le Hamas ayant été « considérablement affaibli », la poursuite d’opérations militaires à grande échelle entraîne un coût humain disproportionné pour les centaines de milliers de civils palestiniens, alors même que la négociation demeure le « moyen le plus sûr d’obtenir la libération des otages ». Cet engagement repose sur le principe fondamental selon lequel « une vie vaut une vie », soulignant que la protection des civils est un devoir indivisible.

Ce double constat d’une attaque terroriste sans précédent et d’une crise humanitaire devenue stratégiquement et moralement insoutenable a conduit la France à conclure que seule une rupture diplomatique majeure pouvait briser le cycle de la violence et rouvrir un chemin vers la paix.

2.0 La Décision Souveraine : Reconnaissance de l’État de Palestine

Dans une démarche stratégique visant à relancer un processus de paix moribond, la France a pris la décision de reconnaître l’État de Palestine. Cet acte n’est pas présenté comme une mesure d’opposition à Israël, mais au contraire comme le seul levier jugé viable pour garantir sa sécurité à long terme. Il s’agit d’une affirmation politique et morale que « le peuple palestinien n’est pas un peuple en trop », dont la reconnaissance des droits légitimes est une condition de la paix.

La déclaration officielle a été formulée en des termes clairs et solennels :

je déclare que la France reconnaît aujourd’hui l’État de Palestine.

Cette reconnaissance historique s’articule autour de trois justifications principales :

  • Réparation d’une promesse historique : Il s’agit d’achever la promesse formulée par les Nations Unies en 1947, qui prévoyait le partage de la Palestine mandataire en deux États. Si l’État d’Israël a vu le jour, la promesse d’un État arabe est restée « inachevée ».
  • Gage de sécurité pour Israël : L’analyse française soutient que la création d’un État palestinien est la seule solution capable de garantir durablement la paix et la sécurité pour Israël. Cette décision est prise au nom d’une amitié indéfectible et d’un engagement constant en faveur de la sécurité israélienne.
  • Défaite politique pour le Hamas : Cet acte est explicitement conçu comme une « défaite pour le Hamas » et tous ceux qui, par la haine et l’obsession antisioniste, cherchent à anéantir l’État d’Israël.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique internationale croissante, la France agissant de concert avec de nombreuses autres nations, parmi lesquelles Andorre, l’Australie, la Belgique, le Canada, le Luxembourg, Malte, Monaco, le Portugal, le Royaume-Uni et Saint-Marin, qui rejoignent ainsi l’Espagne, l’Irlande, la Norvège et la Slovénie.

Cette reconnaissance n’est cependant pas une fin en soi, mais le point de départ d’un plan d’action concret visant à transformer cette décision politique en une réalité sur le terrain.

3.0 Le Plan de Paix et de Sécurité : Une Feuille de Route Détaillée

La reconnaissance de l’État palestinien est la pierre angulaire d’un cadre opérationnel plus large, le « plan de paix et de sécurité pour tous », soumis conjointement par la France et l’Arabie Saoudite. Ce plan vise à enclencher une « mécanique de paix » en répondant de manière pragmatique aux besoins de sécurité des Israéliens et aux aspirations légitimes des Palestiniens. Il se décline en deux temps principaux.

3.1 Premier Temps : L’Urgence Absolue

Cette phase initiale se concentre sur deux objectifs indissociables et immédiats pour mettre fin à la crise humanitaire et sécuritaire :

  • La libération de la totalité des 48 otages encore détenus par le Hamas.
  • La fin définitive des opérations militaires israéliennes sur l’ensemble du territoire de Gaza.

3.2 Deuxième Temps : Stabilisation et Reconstruction

Cette seconde phase repose sur l’analyse que le Hamas a déjà été « vaincu sur le plan militaire ». L’objectif devient donc son démantèlement politique pour construire les fondations d’un État viable et d’une sécurité durable :

  • Gouvernance : Mise en place à Gaza d’une administration de transition qui intègre une Autorité palestinienne renouvelée et la jeunesse palestinienne.
  • Sécurité : Lancement du démantèlement et du désarmement complet du Hamas sous l’égide de cette nouvelle administration, avec le soutien de forces de sécurité palestiniennes formées par la communauté internationale.
  • Soutien international : La France se déclare prête à contribuer à une mission internationale de stabilisation. Une mission de soutien civil et sécuritaire de l’ONU pourrait également être déployée avec l’accord des parties.

La réussite de cette feuille de route ambitieuse repose sur des engagements clairs et vérifiables de la part de toutes les parties prenantes.

4.0 Les Engagements Réciproques : Un Cadre d’Exigences Claires

Le principe de réciprocité est au cœur de la stratégie française. Le plan de paix est fondé sur des prérequis diplomatiques déjà établis, conditionnant le soutien de la France et de ses partenaires à la mise en œuvre d’engagements spécifiques. Le Président Mahmoud Abbas a d’ores et déjà pris ces engagements auprès de la France et de l’Arabie Saoudite, conférant une crédibilité opérationnelle à l’ensemble de la démarche.

Le tableau ci-dessous synthétise les attentes définies pour chaque partie :

Acteur Engagements et Conditions Requises
Autorité Palestinienne - Mener une rénovation en profondeur de sa gouvernance.
- Condamner explicitement le terrorisme du 7 octobre.
- Soutenir activement le désarmement du Hamas et son exclusion de toute future gouvernance.
- Lutter de manière déterminée contre les discours de haine.
État d’Israël - Mettre fin à la guerre et s’engager dans des négociations de paix.
- Faciliter un accès humanitaire complet et sans entrave à Gaza.
- S’approprier pleinement l’ambition de la solution à deux États.
- Note : Le niveau de coopération de la France sera indexé sur ces dispositions.
Partenaires Arabes - Tenir leur engagement de reconnaître l’État d’Israël et de normaliser les relations une fois l’État de Palestine établi.

La France a par ailleurs précisé qu’elle n’établira une ambassade auprès de l’État de Palestine que lorsque tous les otages auront été libérés et qu’un cessez-le-feu aura été établi.

Ce cadre d’exigences vise à transformer la reconnaissance politique en un processus concret, ouvrant la voie à une vision de paix plus large pour toute la région.

5.0 Vision Finale : Vers une Nouvelle Architecture de Paix Régionale

La vision stratégique portée par la France dépasse le seul cadre du conflit israélo-palestinien. L’objectif ultime est de faire de la résolution de ce conflit le pilier d’une nouvelle architecture de paix et de sécurité pour l’ensemble du Proche et Moyen-Orient. Une paix durable ouvrirait également la voie à une plus grande intégration économique régionale, bénéfique pour tous les peuples.

Cet appel à l’action se veut un écho aux paroles d’Yitzhak Rabin : « J’ai fait la guerre aussi longtemps qu’il n’y avait aucune chance de faire la paix. » L’analyse française est que cette chance existe aujourd’hui. Le temps est venu d’arrêter la guerre pour permettre la reconnaissance mutuelle : la sécurité pour Israël, dont l’existence ne doit plus être remise en question « de la Galilée à la mer Rouge », et la justice pour le peuple palestinien à travers un État souverain « à Gaza et en Cisjordanie et par Jérusalem ». Le temps est venu d’éradiquer le terrorisme qui menace les deux peuples. La paix est beaucoup plus exigeante beaucoup plus difficile que toutes les guerres mais le temps est venu.

Celle du Président brésilien Lula da Silva :

Note de Synthèse : Propositions pour la Gouvernance Mondiale et la Durabilité

1.0 Réforme des Institutions Multilatérales

Le discours pose un diagnostic clair sur la crise du multilatéralisme, la qualifiant de « désordre international ». Cet état est caractérisé par des attentats à la souveraineté, des sanctions arbitraires et des interventions unilatérales qui sont devenus la règle. Il est avancé que cet affaiblissement de l’ordre multilatéral est directement corrélé à l’érosion de la démocratie et à la montée de l’autoritarisme à l’échelle mondiale, rendant une refonte des institutions existantes impérieuse.

1.1 Réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU

La proposition centrale pour réformer les Nations Unies est un élargissement du Conseil de Sécurité dans ses deux catégories de membres, permanents et non permanents. Cette mesure est justifiée par la nécessité d’adapter l’institution à la réalité d’un monde devenu multipolaire, afin de lui redonner la légitimité et la représentativité nécessaires pour faire face aux défis contemporains.

1.2 Refondation de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)

Le système commercial multilatéral est critiqué pour son incapacité à prévenir les mesures unilatérales qui rendent caducs ses principes fondateurs, comme la clause de la nation la plus favorisée. Ces actions désorganisent les chaînes de valeur et créent une instabilité économique. La solution préconisée est une « refondation urgente de l’OMC sur des bases modernes et flexibles » pour restaurer un commerce mondial régulé et prévisible.

1.3 Création d’une Instance Climatique au sein de l’ONU

Pour placer l’enjeu climatique au cœur du système multilatéral, il est proposé de créer une nouvelle instance dédiée. Il s’agirait d’un conseil lié à l’Assemblée Générale, ce qui lui conférerait la légitimité requise pour superviser, monitorer et assurer la cohérence des engagements climatiques pris par les États membres.

Cette proposition de renforcement de la gouvernance climatique mondiale s’inscrit dans un appel plus large à la justice climatique.


2.0 Justice Climatique et Développement Durable

Le concept de « justice climatique » est au centre des propositions sur la durabilité. Il met en lumière la tension fondamentale entre la responsabilité historique des pays riches, qui ont bâti leur prospérité sur deux siècles d’émissions, et les défis immenses auxquels sont confrontées les nations en développement, qui subissent les conséquences du changement climatique tout en luttant pour leur développement.

2.1 Ambitions et Responsabilités Différenciées

La position du Brésil sur le climat se décline en plusieurs engagements et principes clairs :

  • Engagement national : Une réduction ambitieuse des émissions de 59 % à 67 %, couvrant tous les gaz à effet de serre dans tous les secteurs de l’économie.
  • Rôle de la COP30 (Belém) : L’événement est qualifié de « COP de la vérité », un moment décisif où les leaders mondiaux devront prouver la sincérité de leurs engagements en opérant un passage crucial de la phase de négociation à celle de l’implémentation.
  • Principe de justice : L’exigence par les pays en développement d’un plus grand accès aux ressources financières et aux technologies n’est pas une demande de « charité », mais une question de « justice » au regard des responsabilités historiques différenciées.

2.2 Stratégie pour la Préservation des Forêts

Une initiative concrète est proposée pour concilier préservation et développement : la création du fonds « Forêts Tropicales pour Toujours ». Le mécanisme de ce fonds consiste à rémunérer les pays qui maintiennent leurs forêts intactes. L’objectif est double : promouvoir un modèle de développement durable et garantir des conditions de vie dignes aux millions de personnes qui habitent ces régions.

Les enjeux de durabilité se prolongent aujourd’hui dans la sphère numérique, qui pose ses propres défis de gouvernance.


3.0 Gouvernance du Numérique et de l’Intelligence Artificielle

Le discours souligne la dualité de la sphère numérique : si les plateformes digitales offrent des opportunités de connexion sans précédent, elles sont également devenues des vecteurs de désinformation, de haine et d’attaques contre les institutions démocratiques. Cette réalité rend une régulation par la puissance publique non seulement légitime, mais indispensable.

3.1 Principes de Régulation des Plateformes

La recommandation principale pour la régulation d’Internet est formulée autour d’un principe directeur simple et puissant : « ce qui est illégal dans le monde réel doit l’être aussi dans l’environnement virtuel ». L’objectif n’est pas de restreindre la liberté d’expression, mais de s’assurer que l’espace numérique ne devienne pas une zone de non-droit où prolifèrent des activités criminelles comme la fraude, la pédophilie ou le trafic d’êtres humains.

3.2 Actions Nationales et Gouvernance de l’IA

Le Brésil se positionne comme un acteur proactif en présentant plusieurs initiatives concrètes en matière de régulation numérique :

  1. Protection de l’enfance : Promulgation, la semaine dernière, d’une loi considérée comme l’une des plus avancées au monde pour la protection des enfants et des adolescents dans l’espace numérique.
  2. Concurrence et durabilité : Dépôt d’un projet de loi visant à favoriser une saine concurrence sur les marchés numériques et à encourager l’installation de data centers durables.
  3. Intelligence Artificielle : Soutien actif à la construction d’une gouvernance multilatérale pour l’IA, en cohérence avec les principes du Pacte Numérique Global des Nations Unies.

Ces nouvelles menaces numériques s’ajoutent aux défis plus classiques de la sécurité internationale.


4.0 Paix et Sécurité Internationales

L’approche diplomatique préconisée repose sur la primauté du dialogue et de la négociation. Elle se démarque des solutions fondées sur la force, critiquant ouvertement les interventions militaires et les sanctions unilatérales qui, par le passé, « ont causé des dommages plus importants que ce que l’on prétendait éviter ». La diplomatie est présentée comme la seule voie viable pour résoudre les conflits.

4.1 Analyse des Conflits Majeurs

Les positions sur les deux conflits majeurs actuels sont synthétisées dans le tableau suivant :

Conflit Position et Recommandation Clé
Ukraine Il n’y a pas de solution militaire possible. La seule issue est une sortie négociée et réaliste qui tienne compte des « préoccupations légitimes de sécurité de toutes les parties » impliquées.
Israël-Palestine Les attaques du Hamas sont qualifiées d’« indéfendables », mais la situation à Gaza est décrite comme un « génocide » en cours. Il est affirmé que sous les décombres ne sont pas seulement enterrées des vies innocentes, mais aussi « le droit international humanitaire et le mythe de la supériorité éthique de l’Occident ». La seule solution durable est la reconnaissance d’un État palestinien indépendant. Cette solution, soutenue par plus de 150 membres de l’ONU, est obstruée par « un unique veto ». Il est également jugé « lamentable » que le Président Mahmoud Abbas ait été empêché par le pays hôte d’occuper le siège de la Palestine lors de cet événement.

4.2 Approche de la Stabilité Régionale et des Enjeux Transnationaux

Les propositions concernant la sécurité en Amérique Latine et la lutte contre la criminalité transnationale sont les suivantes :

  • Stabilité : L’objectif prioritaire est de maintenir la région comme une « zone de paix », libre d’armes de destruction massive.
  • Lutte contre le trafic de drogue : La méthode jugée la plus efficace n’est pas l’usage de la force létale, mais la coopération internationale pour réprimer le blanchiment d’argent et limiter le commerce des armes qui alimente les réseaux criminels.
  • Relations diplomatiques : Il est jugé « inadmissible que Cuba soit listée comme pays qui sponsorise le terrorisme » et affirmé que la voie du dialogue doit rester ouverte avec le Venezuela.

Les questions de sécurité sont intrinsèquement liées aux impératifs de justice économique et sociale à l’échelle mondiale.


5.0 Justice Économique et Sociale Mondiale

Le discours établit un lien fondamental entre la démocratie et la justice sociale, posant que « la pauvreté est un ennemi de la démocratie au même titre que l’extrémisme ». Ainsi, une démocratie n’est considérée comme solide que si elle garantit les droits élémentaires de sa population et réduit activement les inégalités.

5.1 Lutte contre la Faim et la Pauvreté

Cette approche est ancrée dans le succès national du Brésil, qui a récemment reçu la confirmation de la FAO qu’il était de nouveau sorti de la Carte de la Faim. Fort de cette légitimité, le Brésil promeut l’Alliance Globale contre la faim et la pauvreté, lancée dans le cadre du G20. Présentée comme une « guerre commune », cette initiative a déjà recueilli le soutien de 103 pays.

5.2 Révision des Priorités Financières Mondiales

Pour financer la lutte contre les inégalités, une révision profonde du système financier mondial est proposée à travers trois recommandations spécifiques :

  • Réduction des dépenses militaires : Un appel est lancé pour réaffecter les fonds des budgets de guerre vers l’aide au développement et la lutte contre la pauvreté.
  • Allègement de la dette : Il est demandé un allègement significatif du service de la dette externe pour les pays les plus pauvres, en ciblant particulièrement les nations africaines.
  • Fiscalité mondiale : La proposition vise à définir des « standards minimums de taxation globale » afin de garantir que les super-riches paient proportionnellement plus d’impôts que les travailleurs.